Témoignages : Claire et le DAL
"Janvier 2003, je suis déjà maman de 3 enfants. Quentin, 7 ans et demie, allaité 15 jours avec bouts de sein et compléments "grâce" aux bons conseils de la maternité; Marie, 6 ans, allaitée 4 mois exclusifs et 4 mois mixte, sevrée naturellement; et Yaëlle, 3 ans, sevrée naturellement à 32 mois. Ce dernier allaitement s’est merveilleusement bien passé, avec une petite fille qui adorait ça, qui a fait comprendre à sa maman que c’était une chose magnifique d’allaiter un bambin. Malgré la reprise du travail, j’ai tiré mon lait, qui lui était donné par la nourrice pendant mon absence, et les retrouvailles du soir étaient merveilleuses!! J’étais donc particulièrement confiante sur ma capacité à allaiter, les deux allaitements de mes filles ayant aidé à cicatriser les blessures de l’échec de l’aîné!
Le 31 janvier, naissance de Claire, petit soleil de 2830 g. La naissance se passe bien, vite, sans péridurale, avec un bébé petit, certes, mais qui va très bien ! Mise au sein au bout de 30 minutes, malgré l’avis défavorable des auxiliaires. Je prenais un traitement avec des bétabloquants, et malgré un courrier du cardiologue certifiant qu’il n’y avait aucune incidence sur le cœur du bébé, elles avaient peur que je «l’empoisonne» et voulaient attendre la visite du pédiatre! Le seul risque évoqué par le cardiologue étant l’hypoglycémie, cela me motivait davantage pour l’allaiter rapidement!! Malgré tout, les pédiatres n’ont rien voulu savoir et ont voulu à tout prix contrôler son rythme cardiaque pendant les 5 premiers jours!!! J’étais assez furieuse, mais ils ne m’ont pas laissé le choix. Etant infirmière, j’ai juste eu le privilège de pouvoir la garder dans ma chambre la journée avec son scope… mais pas la nuit ! Je lui ai donc donné le sein comme je voulais, mais c’était un bébé qui dormait beaucoup et réclamait peu. Ils lui ont donné des compléments derrière mon dos, sans avoir de franche hypoglycémie, mais de peur qu’elle en ait une du fait de mon traitement!! (Et ils se sont bien gardés de me le dire, je l’ai su en surprenant une conversation de l’équipe avec le pédiatre!!) Enfin, certaines infirmières ont été sympas, en ne faisant pas toutes les glycémies demandées par le pédiatre (il en voulait toutes les deux heures!!!)
Bon, nous voici de retour à la maison, avec une puce qui reprend son poids de naissance au bout de 15 jours, mais qui ne réclame pas très souvent, qui s’endort très vite au sein. Cela ne m’inquiète pas trop, la 3è était pareille. J’utilise donc les moyens appris par LLL pour la stimuler pendant les tétées: la découvrir, lui frotter les pieds, la tête… Malgré tout, sa prise de poids reste difficile. Elle réclame un peu plus souvent, mais continue de s’endormir très vite au sein. Puis vers 2 mois, elle reperd 40 g en quelques jours, grammes qu’elle avait mis beaucoup de temps à prendre. Là, je commence à paniquer, car je vois que ma fille est très menue, a de grands yeux, a un air de "petite vieille"… Bien sur, la pédiatre qui depuis le début suit Claire, me parle de compléments… Mais comme c’est la même qui a fait échouer mon premier allaitement, et qui a failli faire échouer le 2è au moment de la poussée de croissance des 6 semaines (heureusement, Sylvie mon animatrice m’a "sauvée"!!!), je n’ai qu’une confiance très limitée dans ses conseils sur l’allaitement!!! Cependant, je dois me rendre à l’évidence, ma fille ne va pas bien!!! Je contacte donc l’animatrice vue lors de la précédente réunion et qui connaît déjà un peu le problème de Claire, mais je me refuse à lui donner le bib!!! Elle contacte alors Léa Cohen, animatrice et consultante en lactation, qui lui confirme que nous sommes des candidates parfaites pour le DAL!! Je n’ai jamais entendu parler de ce truc! En attendant qu’il arrive, je donne pendant 2 jours des compléments de lait en poudre à Claire avec une seringue, qui les prend bien, et elle reprend un peu de poids et de vigueur!
Les premiers temps, je n’ai donné à Claire que 2 ou 3 fois le DAL dans la journée, les autres tétées étant "normales". Nous avions la solution à son problème de poids, mais toujours pas la cause!!! Pourquoi ne buvait-elle pas assez??? Plusieurs personnes de LLL avaient vu Claire téter et trouvaient sa succion certes pas très "forte" mais efficace, en apparence du moins! Quant à ma lactation, difficile de se rendre compte… Le problème mis en avant fut un manque de maturation (elle avait 3 semaines d’avance à la naissance). On me conseilla de la supplémenter pendant quelques semaines, le temps qu’elle reprenne des forces et sa succion deviendrait plus efficace ensuite. J’étais désolée de ne pouvoir lui donner que mon lait, mais je ne me voyais pas tirer mon lait, en plus de l’utilisation du DAL, et des 3 autres enfants qui me demandaient eux aussi pas mal de présence et de temps!! Le moral n’était pas très bon, mais je me rassurais en me disant que ce ne serait pas long et qu’elle reprendrait vite des forces… Mais voilà, au bout d’1 mois, elle reprenait un peu de poids, mais sa succion ne semblait pas du tout s’améliorer… J’avais même la sensation d’avoir de moins en moins de lait et de devoir mettre de plus en plus de compléments. Je ne voulais pas rater mon allaitement! J’ai trop souffert de l’échec du premier! Claire est probablement ma dernière, et je ne voulais pas "finir" sur un échec! Surtout après avoir vécu un allaitement si merveilleux avec la 3è!!! Moral donc en chute libre!!! Nous arrivons début mai... SOS animatrice, une nouvelle fois! Là, on me conseille de prendre un tire lait et de relancer ma lactation… J’ai un très mauvais souvenir de cette période avec l’aîné, où lui aussi tétant mal, on m’avait dit de tirer mon lait… Je me retrouve replongée dans tous ces mauvais souvenirs… C’est pénible, mais l’idée même d’arrêter et de passer au bib m’est insupportable!!! Au bord de la déprime, je m’engage donc dans une relactation intense. Entre le tire-lait et le DAL je ne fais plus que ça! On doit être à 10-12 fois par jour, avec une installation assez lourde quand même, et surtout bloquée à la maison! Ce n’est pas ce que nous avions souhaité pour le pont du 1er mai!! Heureusement, mon mari me soutient! Il me connaît et sait que l’on court à la catastrophe si cet allaitement échoue! Mais que c’est dur!!!! Beaucoup de Mails et de coup de fils à plusieurs animatrices (merci Léa, Danièle, Elisabeth…) qui m’ont aidée à continuer… Mais nous ne savons toujours pas pourquoi Claire ne peut pas téter correctement! Beaucoup d’interrogations: que fais-je de mal pour qu’elle n’arrive pas à téter efficacement? Avec Sylvie, l’animatrice, nous avons essayé pleins de positions différentes pour lui rendre les choses plus faciles. Je suis allée voir une ostéopathe qui lui a libéré un peu les pressions crâniennes, une pédiatre a sectionné son frein de langue trop court… Mais toujours aucune amélioration…
Ma lactation redémarre, mais reste toutefois insuffisante pour remplir le DAL. Je l’utilise maintenant à chaque tétée et une ou deux fois dans la journée, je suis obligée d’avoir recours à du lait en poudre, de l’hydrolysat, car en plus Claire a de l’eczéma… Bon, son poids augmente tout doucement, mais cette petite fille n’a pas beaucoup d’appétit, et les tétées avec tout le harnachement avec le DAL, et le tire lait du côté opposé où elle boit (conseil donné pour gagner du temps, par une maman qui a aussi utilisé le DAL, merci Marie-Pierre!) sont loin d’être un moment de plaisir et de détente, pour elle comme pour moi!!! Et puis je commence à désespérer, sa succion ne s‘arrange pas, mais je ne me vois pas l’allaiter comme ça indéfiniment!! Le DAL c’est bien, mais pour moi ce n’est que temporaire! Et là, je trouve que ça dure!!! Je discute beaucoup avec Léa, qui m’encourage à continuer, et me conseille de rencontrer la personne qui, selon elle, saura me dire d’où vient le problème de Claire. Mais elle est sur Paris, et nous en Bretagne... Pas le bout du monde, certes, mais quand même!! Finalement, nous rencontrons Laure Marchand Lucas, médecin et consultante en lactation, le 28 mai. Claire a 4 mois, ne tète toujours pas bien et prend peu de poids! En 2 minutes, le diagnostic est fait!!! Claire a un palais trop creux, qui l’empêche d’avoir une succion efficace et elle s’épuise à essayer de téter. Elle n’arrive à prendre que le lait de début de tétée, pas le lait bien gras qui nourrit!! C’est pour ça qu’elle s’endormait au sein, épuisée, mais pas repue!!! Nous restons 2 heures en consultation pour essayer de voir comment continuer au mieux cet allaitement, quelle décision prendre. Continuer? Abandonner? Je ne sais plus trop où j’en suis! Contente de savoir enfin pourquoi ça ne marche pas! Rassurée de savoir que ça ne vient pas de moi! Toutes ces difficultés ont gâché la relation que j’ai eue avec Claire jusqu’à présent: malgré moi, je lui en voulais de ne pas savoir téter, de m’obliger à me battre pour cet allaitement. J’avais un peu l’impression qu’elle me rejetait, qu’elle ne voulait pas de mon choix pour elle de la nourrir de mon lait. Ce que plusieurs personnes de mon entourage m’avaient d’ailleurs suggéré en la voyant rejeter mon sein en pleurant: "mais elle n’en veut pas de ton sein"… Ben non elle n’en voulait pas, car pour elle c’était devenu associé à de la fatigue, de l’épuisement, parce que c’était trop dur… Ce n’était pas "contre" moi!!! Quel soulagement de savoir pourquoi!!! Mais quelle attitude maintenant? Car en tout état de cause, son problème n’allait pas s’arranger tout de suite!! Cela voulait dire continuer pendant de longues semaines, voire de longs mois, à tirer mon lait, lui donner le DAL, en attendant que le creux de son palais s’arrange, ou qu’en grandissant, sa force compense ce creux anatomique… On me parle de son âge, de son poids… Vers 6 kg, vers 6 mois ou 9 mois, il y a des "paliers" où les choses changent, mais il n’y a pas de certitudes… Juste des constats sur d’autres enfants qui ont eu des choses similaires… Je ne me vois pas continuer ce que je fais pendant des mois… Mais l’idée de lui donner le biberon, d’avoir fait tous ces efforts pour rien m’est encore plus odieuse à imaginer… Elle ne fait que 4kg 500, n’a que 4 mois! On est loin des 6 kg et des 6 mois!!! Nous avons tout le trajet du retour pour refaire le point avec mon mari, qui a pris une journée de repos pour m’accompagner!!! (Il est magnifique!) Finalement, nous décidons de continuer jusqu’aux 6 kg, ou 6 mois, enfin ce qui arrivera en premier!
Nous expliquons tout ça aux grands, qui souffrent de mon manque de disponibilité, mais qui semblent soulagés eux aussi de savoir pourquoi "ça ne marche pas"! Et nous voilà repartis!! Difficile période encore, j’essaye de lui faire boire le plus possible dans le DAL pour que son poids augmente plus vite … Mais elle ne prend pas tout ce que je lui prépare. Je ne vais pas la gaver tout de même! Difficile aussi de "sacrifier" les grands! Je ne peux accompagner aucune sortie scolaire en cette fin d’année… J’ai peur qu’ils finissent par en vouloir à leur petite sœur, comme moi je lui en ai voulu de ne pas bien téter… Mais on en parle, on leur explique que ce n’est pas de sa faute, qu'en plus il vaut mieux qu’elle ait le bon lait de maman, sinon elle a de l’eczéma! Je me réjouirais presque de cet eczéma, car il me sert bien d’argument pour expliquer à toutes les bonnes âmes qui ne comprennent pas, pourquoi je mène ce combat (car c’en est un!) pour l’allaitement! Je sacrifie les grands, je ne pense qu’à moi, je veux revivre la même chose qu’avec la 3è, je suis égoïste… Je pourrais la passer au bib quand même! Elle est grande maintenant!! Je ne vais tout de même pas continuer pendant les vacances????
Eh ben si! Nous partons en vacances au bord de la mer, et organisons nos journées en fonction des tétées. Nous faisons en sorte d’être à la maison pour les tétées et le tire lait. Seule la tétée de fin d’après midi a lieu sans tire lait, à la plage avec le Dal. J’affronte sans gêne les regards surpris des gens qui se demandent ce que je fais! Déjà donner le sein à la plage à un enfant déjà "grand" n’est pas forcément bien perçu, mais avec ce genre d’ustensile bizarre qu’est le DAL… Je ne leur en veux pas. Moi aussi, avant de l’utiliser, je me serais demandé ce que c’est… Mais ils peuvent penser ce qu’ils veulent, je m’en fiche, je veux sauver mon allaitement, j’ai toujours comme objectif de retrouver un allaitement normal, et je m’en donne les moyens. Tant pis si ça dérange les autres!
Evidemment, j’ai parfois un pincement au cœur de ne pas pouvoir être aussi libre que je le voudrais! Je les avais imaginées autrement ces vacances … Mais bon… Il fait beau, les enfants sont contents…

Nous approchons des 6 mois (mais pas des 6 kg). Je tente donc de mettre de moins en moins dans le DAL pour voir comment se passent les choses. Nous avons repris rendez-vous avec Laure Marchand Lucas pour mi-août. Finalement Claire ne semble pas encore prête à se passer du DAL. Nous continuons jusqu’au rendez-vous. J’attends, pleine d’espoir, pensant que je vais bientôt laisser tomber tout ça! Car en plus des tétées avec le DAL, je continue de tirer mon lait pour "approvisionner" le DAL. Je ne suis pas une championne du tire-lait et il faut que je tire souvent pour en avoir. Tous les soirs je retire donc 2 fois après que Claire soit couchée, et la nuit je me relève vers 3 h pour tirer encore et encore (elle fait ses nuits depuis ses trois mois, mais moi je continue à me lever!!! Faut être motivée, moi j’vous le dis!) Cela me chagrine de ne pas avoir assez de lait pour le DAL, mais je ne culpabilise plus car on m’a expliqué depuis que, comme la succion de Claire est mauvaise, ma montée laiteuse s’est mal faite au départ, et malgré tous mes efforts je ne peux rattraper ce mauvais départ !
Nous voici de retour chez Laure Marchand Lucas. Mais voilà, elle nous annonce que le creux ne s’est pas du tout arrangé!!! Là, je pense que je vais m’effondrer!! Mais nous passons 3 heures avec elle, à discuter, à voir mes motivations, reparler de mes sentiments pour Claire, de cet allaitement si spécial, de mon obstination… On essaye de voir jusqu’où je suis capable d’aller, ce que je désire au juste, bref une vraie séance de psychothérapie, dont j’avais bien besoin je crois pour clarifier un peu la situation. Nous ressortons, et mon mari (encore venu avec moi!) me redonne la force de continuer! Je pensais être au bout de ce que je pouvais donner, et me résignais douloureusement à l’échec. Et lui m’explique que même si j’arrête maintenant, ce n’est pas un échec, j’ai donné le meilleur de moi à Claire depuis 7 mois, que ce n’est pas l’allaitement que j’avais désiré, mais d’avoir tenu si longtemps avec la difficulté c’est déjà une sacrée victoire, que lui est prêt à supporter encore cette organisation «rigide» autour du tire lait et du DAL si je me sens prête à continuer… Là, il m’ouvre les yeux, et je m’aperçois que mon objectif n’était peut être pas le bon! Je me positionnais dans l’échec, je me retrouve dans la victoire! C’est vrai quoi! C’est déjà fantastique tout ce lait, tout cet amour que je lui ai donné! Ça me redonne du courage, et nous décidons de "tenir" jusqu’à ses 9 mois, après elle sera plus grande et diversifiée, mon lait lui sera moins «indispensable». Et si elle ne tète toujours pas bien d’ici là, les solides nous éviterons le recours au bib et au lait industriel.

Laure Marchand Lucas nous a conseillé de commencer la diversification. Claire commence difficilement, mais y prend goût… Du coup je n’ai plus besoin de compléter, les solides compensent largement mon manque de lait… Je finis même par en tirer plus que ce dont elle a besoin et fais des stocks pour le congeler!! Alors ça, ça fait un bien fou au moral de ne plus avoir recours au lait industriel! Quel bonheur de penser que son seul lait est le mien!! Et puis il y a moins de tétées et de séances de tire-lait. Nous retrouvons un peu de liberté! Je n’avais pas imaginé redémarrer l’année scolaire avec le DAL et le tire lait, mais je ne me pose plus la question, dans ma tête c’est clair: je continue jusqu’aux vacances de la Toussaint, ensuite j’arrête. Du coup, on poursuit tranquillement. Je n’ai plus ces moments de découragement, même si les contraintes sont toujours là. Le congrès LLL se profile et j’ai très envie d’y aller… Je repousse donc l’échéance au moins jusqu’au 15 novembre, date du Congrès.
Début novembre, sans que j’y fasse trop attention, je m’aperçois au bout de plusieurs jours que Claire laisse de plus en plus de lait dans le DAL. J’essaye de lui faire boire plus, j’insiste, mais elle s’énerve… Je la surprends même avec le tuyau à la main, et j’entends le "gloup" du lait qu’elle avale! Aurait-elle assez de lait? Je n’ose y croire! Au bout de quelques jours je vais voir mon généraliste, qui est au courant de notre "aventure" et la respecte (même si elle ne comprend pas forcément le sens de mon acharnement!) Et Claire a bien pris du poids en 1 mois (480g) alors qu’elle ne prend presque plus de lait dans le DAL!!!
Je pars pour le Congrès, en emmenant tout de même tout mon attirail, mais une fois sur place, de voir tous ces bébés au sein je me laisse tenter et fais comme les autres. Après tout ce week-end est pour elle et moi: nous ne nous quittons pas, elle est toujours dans mes bras, alors je lui propose le sein plein de fois, je laisse tomber les «horaires» du DAL et, à ma grande surprise elle accepte de prendre le sein alors qu’à la maison, les fois où je lui avais proposé elle refusait!
Rentrées à la maison je ne lui redonne pas le DAL. Nous continuons comme ça, sans trop d’horaires, je lui propose, elle prend si elle a envie. Cela fait 5 semaines qu’elle n’a plus le DAL et elle tète entre 4 et 6 fois par jour. Et la grande nouveauté, c’est qu’elle aime ça! Il suffit d’entendre son éclat de rire quand elle voit que je vais lui donner le sein!!!
Cette aventure du DAL aura duré 7 mois et demi. Cela a été très dur, avec des vrais moments de déprime, des contraintes très difficiles à vivre, pour moi et ma famille… Si c’était à refaire je ne sais pas si j’aurais la force de recommencer…
Ce problème de succion de Claire a gâché nos premiers mois, je lui en ai voulu… Puis les choses se sont débloquées dans ma tête, et j’ai compris qu’elle n’y était absolument pour rien! Je n’aurais pas eu l’expérience si heureuse d’un allaitement long, je n’aurais pas eu la motivation de lutter si longtemps! Merci aussi à toutes les animatrices et les mamans de LLL et de Lactaliste qui m’ont encouragée dans les moments de doute.
Maintenant je suis heureuse de ces tétées complices et de bonheur que nous partageons. Je suis fière d’elle. Je ne sais pas combien de temps durera notre allaitement, mais chaque tétée est un cadeau."
Véronique
NDW: DAL = Dispositif d'Aide à la Lactation. Vous trouverez des détails dans le feuillet n°5 de Jack Newman.
Véronique se tient à la disposition des mères qui souhaiteraient lui poser des questions par email. Vous trouverez d'autres photos de Claire et de sa maman dans la galerie photos des mamans.
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