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Ouvrant dimanche, à 14 heures, la 11ème semaine mondiale de l'allaitement, la «grande tétée», où des mères allaitent en public, se déroulera simultanément dans près de 70 villes de France. L'épidémie de grippe H1N1 donne cette année un souffle particulier à l'opération (renseignements: www.grandetetee.com)

Cette journée sera l'occasion d'une photo et d'un échange sur les problèmes que les mères peuvent rencontrer pour alimenter leur bébé.
En 2008, 2.200 femmes y avaient participé. «L'allaitement maternel, un atout en situation de crise» : la Cofam (Coordination française pour l'allaitement maternel), qui pilote l'événement en France, reprend pour cette semaine le thème international proposé par l'Alliance mondiale (World alliance for breastfeeding action).

Comme le souligne le Programme national nutrition santé (PNNS), les avantages de l'allaitement maternel sont indéniables pour l'enfant, notamment pour réduire la fréquence des infections, voire prévenir l'obésité. Pour la mère, il entraîne une perte de poids plus rapide et protège avant la ménopause des cancers du sein et de l'ovaire.

La France en retard

Si l'allaitement maternel progresse en France (54% des femmes), son niveau reste nettement inférieur à celui d'autres pays européens. Il atteint 95% en Finlande et en Norvège, 90% en Suède dont plus de 65% à l'âge de 4 mois. En outre il est de courte durée, puisque seulement 5% des mères françaises allaitent encore leur enfant quand il est âgé de 4 mois. Il est vrai qu'il est compliqué d'allaiter pour les femmes reprenant le travail, en dépit de dispositions favorables du code du travail.

L'objectif du PNNS est d'arriver à un taux d'allaitement maternel exclusif à la naissance de 70% en 2010 et d'augmenter sa durée.

L'allaitement maternel est largement fonction des études et de la situation sociale. 75% des femmes ayant fait des études supérieures y recourent, mais seulement 45% de celles de niveau primaire ou collège. Les mères en état de précarité, souvent très jeunes, peu diplômées et sans emploi, allaitent peu.

Et pourtant, note la Cofam, «l'allaitement est un élément important dans la lutte contre les effets de la précarité sur la santé des mères et des enfants».

Le lait maternel, une ressource qui ne coûte rien

Autre avantage du lait humain : c'est une ressource naturelle renouvelable, qui ne coûte rien et n'a pas d'incidence sur l'environnement (production, transport, emballage...). La Cofam a estimé à 700 euros le coût pour six mois de lait artificiel, sans compter l'achat des biberons et la stérilisation.

Enfin la grippe qui menace constitue un argument supplémentaire en faveur de l'allaitement maternel, «très protecteur», selon la Cofam. «Il permet de moduler l'immunité de l'enfant, il diminue très nettement la vulnérabilité des enfants aux infections ainsi que les hospitalisations pour troubles respiratoires», soulignait la Cofam le mois dernier dans un communiqué sur les précautions à prendre face à l'épidémie de grippe.

Source : Le Parisien

Shadow - Le: 09/10/09 - Poster commentaire

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