Nicolas Sarkozy a souhaité, dans un discours prononcé à l'Élysée à l'occasion de la remise des médailles de la famille, "une réflexion sur l'évolution du congé parental", qui doit être "plus court" pour faciliter le retour au travail des mères de famille. "Ces congés ont une vertu immense : permettre aux parents qui le souhaitent de ne pas travailler pour s'occuper de leurs enfants. Mais ces congés parentaux sont parfois aussi à l'origine d'un immense gâchis. Gâchis pour les femmes concernées. Parce qu'un congé parental de longue durée, c'est une rupture dans un parcours professionnel. Parfois pour les familles, c'est un problème, parce que c'est un salaire en moins. Gâchis pour la société dans son ensemble, parce que sont maintenues en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année."
Le chef de l'État veut que "le Pôle emploi accompagne vraiment les jeunes mères dans leur retour à l'emploi, et que l'on privilégie l'aménagement des horaires de travail et le temps partiel plutôt que l'arrêt total de l'activité". Le président de la République a réclamé également que les partenaires sociaux "réfléchiss[ent] à un droit spécifique à la formation, pour les parents qui reprennent une activité après s'être consacrés à l'éducation des enfants". Pour le Président, "il faut donner un vrai choix aux familles, il faut développer les modes de garde des jeunes enfants". Il souhaite donc "que l'on puisse proposer 200.000 places d'accueil supplémentaires d'ici 2012, à la fin de [son] quinquennat". Une position pleinement soutenue, pour lepoint.fr, par la secrétaire d'État à la famille Nadine Morano . Peu après le discours de Nicolas Sarkozy, la ministre du logement Christine Boutin a évoqué cette affaire, estimant que "toutes les femmes ne sont pas ministre et doivent pouvoir continuer à consacrer, si elles le souhaitent, du temps à leur enfant".
Depuis la mise en place de la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant), il est possible de s'arrêter de travailler dès le premier enfant pendant six mois et à partir du 2e enfant jusqu'à ses trois ans, tout en étant rémunéré (de 139,53 euros mensuels à 552,11 euros). Mais depuis juillet 2006, justement pour éviter que les mères ne souffrent d'un long arrêt, il est déjà possible de ne s'arrêter qu'un an à partir du troisième enfant, en étant mieux rémunéré (611,59 euros à 759,54 euros).
Une polémique sur la durée du congé maternité avait rebondi après que Rachida Dati eut repris son travail seulement cinq jours après avoir accouché de sa fille, en janvier. La socialiste Ségolène Royal s'en était alors prise au chef de l'État, responsable, selon elle, d'avoir exercé une pression sur sa ministre en annonçant les grandes lignes de la réforme devant supprimer la fonction de juge d'instruction alors que celle-ci se trouvait toujours à la clinique.
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Tenir le cap (Comité de salut public)
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Shadow - Le: 13/02/09 - Commentaire (1)



