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bonjour,
ma petite Marine dort très très mal la nuit, elle ne dort presque pas dans son lit (ne veut toujours être dans le notre) elle veut les bras et marcher, et ça fatigue... quand je n'en peux plus, je passe le relais à son père qui lui en a vite marre et la laisse pleurer, ce qui fait qu'il ne m'aide pas vue que j'y retourne ne voulant pas la laisser pleurer.
est ce que quelqu'un pourrait me fournir des études ou autre doc sur le fait que ce n'est pas bon de laisser pleurer un bébé pour que je puisse argumenter et le faire changer d'avis svp?
merci.
ma petite Marine dort très très mal la nuit, elle ne dort presque pas dans son lit (ne veut toujours être dans le notre) elle veut les bras et marcher, et ça fatigue... quand je n'en peux plus, je passe le relais à son père qui lui en a vite marre et la laisse pleurer, ce qui fait qu'il ne m'aide pas vue que j'y retourne ne voulant pas la laisser pleurer.
est ce que quelqu'un pourrait me fournir des études ou autre doc sur le fait que ce n'est pas bon de laisser pleurer un bébé pour que je puisse argumenter et le faire changer d'avis svp?
merci.
ma fille jade a vraiment dormi dans son lit , lorsqu'elle a eu un an. Il fallait toujours que je la rassure. Jusque ses 15mois, elle était toujours à bras, depuis elle est rassurée face au monde extérieur, et elle n'est quasiment plus à bras ( sauf lorqu'elle est fatiguée, c'est-à-dire vers 19h).
ne pas la prendre à bras, risque d'augmenter ses angoisses. Je vais rechercher l'article qui argumente cela.
à bientôt
ne pas la prendre à bras, risque d'augmenter ses angoisses. Je vais rechercher l'article qui argumente cela.
à bientôt
merci baboune, je vais regarder
Bonjour
Sur le site de LLL tu trouves pas mal de feuillets sur le sommeil de l'enfant, notamment celui-ci:
(tu peux aussi regarder les écrits de Nathalie Roques notamment son site Internet cododo.free.fr)
AA 34 : Faut-il apprendre aux bébés à dormir ?
Cet article a paru dans Allaiter Aujourd'hui n°34, LLL France 1999
Le numéro d'Allaiter aujourd'hui sur le sommeil des bébés date déjà de cinq ans (AA n° 10, janv- fev-mars 1992), et nous avons eu envie de revenir sur le sujet en publiant des extraits d'un article d'abord paru dans Slate Magazine (www.slate.com) et repris dans Time en avril dernier.
Les techniques d'"apprentissage du sommeil" qui y sont décrites sont très connues aux Etat-Unis. Même si elles le sont moins en France, on les trouve quand même préconisées dans un certain nombre d'ouvrages, notamment Le sommeil, le rêve et l' enfant, de Marie Thirion et Marie-Josephe Challamel. Signalons que 1'ouvrage de Richard Ferber a été publié en franc,ais en 1990 (Protégez le sommeil de votre enfant, ESF éditeur).
Voici donc le point tie vue très polémique de Robert Wright sur le sujet, point de vue qui rejoint ce que dit LLL depuis toujours (même si nous ne pensons pas que le "lit familial" soit la seule et unique option possible, valable pour toutes les familles).
N'hésitez pas a nous écrire ce que vous pensez vous-même sur le sujet.
Point de vue de Robert Wright
Travaux de McKenna
Chaque nuit, des milliers de parents, obéissent aux conseils courants en matière de puériculture, procèdent à un rituel assez terrifiant. Ils posent leur bébé âgé de quelques mois dans son berceau, quittent la pièce puis s'appliquent à ignorer ses pleurs. Ceux-ci peuvent durer vingt à trente minutes avant qu'un des parents soit autorisé à retourner le voir. II peut alors donner de petites tapes à l'enfant mais sans le prendre dans les bras, puis doit rapidement quitter à nouveau la pièce, après quoi généralement les pleurs reprennent. Au bout d'un certain temps, le sommeil finit par venir, mais le rituel se répète à chaque réveil de l'enfant tout au long de la nuit.
Les choses se passent de la même façon la nuit suivante, sauf que les parents doivent attendre cinq minutes de plus avant le tapotage autorisé. Cela dure une semaine, deux semaines, voire même un mois. Si tout va bien, le jour arrive enfin ou l'enfant s'endort sans faire d'histoires et "fait ses nuits" sans se réveiller. Pour Papa et Maman, c'est la fête.
Cela s'appelle "ferbériser" un enfant, du nom de Richard Ferber, le spécialiste américain bien connu du sommeil des bébés. Beaucoup de parents trouvent ses conseils de dressage très durs, mais ils persistent à les suivre car on les a convaincus de leur innocuité. Ferber fait passer ce rituel pour une progression naturelle de l'enfant vers 1'autonomie. Ce qui, à une oreille non avertie, évoque les pleurs désespérés d'un bébé se sentant abandonné, est décrit par Ferber comme "l'apprentissage de nouvelles associations d'idées". Je dois maintenant vous avouer quelque chose : ma femme et moi sommes des "ferberiseurs" ratés. Lorsque notre première fille s'est révélée capable de pleurer pendant 45 minutes d'affilée, nous avons craqué et 1'avons laissée dormir dans notre lit. A la naissance de notre seconde fille, nous n'avons même pas pris la peine d'installer le berceau. Qu'est-ce qui nous a donne l'audace d'aller à l'encontre du courant dominant en matière de puériculture ? Tout simplement le darwinisme. Pour notre espèce, la chose naturelle semble être que les enfants dorment près de leur mère pendant leurs premières années. C'est en tout cas la norme dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs. Les mères y endorment leurs enfants au sein, et les allaitent à la demande pendant la nuit. Quand le bébé crie, la mère le met au sein automatiquement, souvent sans même se réveiller vraiment (et le père, je peux en témoigner personnellement, ne se réveille pas du tout).
Dire que la "ferberisation" est anti-naturelle ne signifie pas nécessairement qu'elle soit mauvaise. Si des parents trouvent que cela vaut la peine de s'embêter ainsi, libre à eux. Le problème avec Ferber, c'est qu'il présente son "régime" non pas seulement comme un choix possible, mais comme un devoir parental. II affirme que les enfants ont besoin de dormir seuls. "Même si vous et votre enfant semblez heureux de partager votre lit la nuit", écrit-il, "et même s'il semble bien y dormir, à long terme cette habitude se révèlera probablement nocive et pour lui et pour vous". Apprendre à dormir seul, dit Ferber, permet à l'enfant de "se percevoir comme un individu autonome". Je m'interroge : comment un bébé peut-il développer un solide sens de son autonomie en restant confine dans un petit box à barreaux et en étant privé de tout moyen d'influer sur son environnement ?
(...) Ferber et les autres experts font des suppositions sur ce qui se passe dans la tête de 1'enfant. Selon eux, si vous laissez un bambin dormir entre vous et votre conjoint, "vous séparant en quelque sorte, il peut se sentir trop puissant et en être troublé". OK, c'est possible, j'imagine. Ou bien il peut tout simplement se sentir à l'aise. Difficile à dire (bien qu'à 1'évidence, il ait 1'air de se sentir plutôt à l’aise…).
(...) Selon Ferber, 1'ennui, quand on laisse un enfant qui a peur de dormir seul venir dans son lit, c'est qu'"on ne résoud pas vraiment le problème. II doit bien y avoir une raison à ses craintes". Certes, certes, il doit y avoir une raison. En voici une, selon moi : peut-être bien que le cerveau des bébés a été façonné par des millions d'années de sélection naturelle ou les mères dormaient avec leurs bébés. Peut-être bien qu'autrefois, si un bébé se retrouvait tout seul la nuit, c'était souvent très mauvais signe (la mère avait pu être dévorée par une bête sauvage, par exemple). Peut-être bien que le cerveau des tout-petits est programme pour réagir à cette situation en hurlant, de sorte que toute personne proche l'entende et puisse le trouver. Bref, peut-être bien que si les enfants laissés seuls semblent terrifiés, c'est tout simplement parce qu'ils sont naturellement terrifiés. C’est juste une hypothèse...
(...) Ajoutons que s'il est probable que la plupart sinon tous les avantages de 1'allaitement maternel peuvent être obtenus avec des tétées uniquement diurnes, nous ne savons pas si un intervalle de onze heures sans tétées n'est pas nocif. Nous savons qu'un tel intervalle n'est sûrement pas ce qu'a prévu la nature pour un bébé de 5 mois - du moins si l'on en juge par ce qui se passe dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs ; ou par la composition du lait de femme, plutôt peu concentré et aqueux, typique d'une espèce qui allaite ses petits à intervalles rapprochés ; ou par les mères : arrêter brutalement d'allaiter la nuit se traduit souvent par un engorgement sévère, voire par une infection du sein (...)
L'anthropologue James J. McKenna et son équipe (Sleep Disorders Laboratory, University of California, Irvine, Medical Center) étudient depuis plusieurs années dans leur laboratoire le sommeil des mères et des bébés, selon qu'il s'agit de sommeil partagé ou séparé. Voici ce qu'il a à dire sur le sujet.
Le tout-petit qui dort près de sa mère trouve protection, chaleur et réconfort et absorbe le lait maternel selon des modalités naturelles. Cette façon de dormir permet à la mère (et au père) de réagir rapidement si 1'enfant pleure, s'il s'étouffe ou encore s'il a besoin qu'on lui dégage les voies nasales, qu'on le rafraîchisse, qu'on le caresse, qu'on le berce ou qu'on le prenne dans les bras. Cela contribue à régulariser la respiration de 1'enfant, son sommeil, ses modes d'éveil, son rythme cardiaque et sa température. (...) Des études sur le sommeil en laboratoire ont montre que lorsque les tout-petits partageaient le lit de leur mère au lieu de dormir tout seuls, ils prenaient presque deux fois plus le sein et la durée totale de 1'allaitement pendant la nuit était multipliée par trois. Les enfants pleuraient beaucoup moins lorsqu'ils dormaient près de leur mère et ils étaient moins souvent éveillés. Nous pensons que plus les enfants prennent le sein souvent, moins ils sont exposes au risque de mort subite du nourrisson.
Les études scientifiques que nous avons faites sur les mères et les enfants qui dorment ensemble ont révélé une imbrication extrêmement étroite des aspects physiologiques et sociaux de la relation mère-enfant.
Les travaux de McKenna et son equipe ont été publiés dans diverses revues : Early Human Development, Acta Paediatr, Sleep, Breastfeeding Abstracts, Children's Environments, Rappelons que 1'ouvrage du Dr Sears, Etre parents le jour... et la nuit aussi, développe la même problématique (en vente à la boutique).
Paru dans Santé du monde, mars-avril 1996.
Sur le site de LLL tu trouves pas mal de feuillets sur le sommeil de l'enfant, notamment celui-ci:
(tu peux aussi regarder les écrits de Nathalie Roques notamment son site Internet cododo.free.fr)
AA 34 : Faut-il apprendre aux bébés à dormir ?
Cet article a paru dans Allaiter Aujourd'hui n°34, LLL France 1999
Le numéro d'Allaiter aujourd'hui sur le sommeil des bébés date déjà de cinq ans (AA n° 10, janv- fev-mars 1992), et nous avons eu envie de revenir sur le sujet en publiant des extraits d'un article d'abord paru dans Slate Magazine (www.slate.com) et repris dans Time en avril dernier.
Les techniques d'"apprentissage du sommeil" qui y sont décrites sont très connues aux Etat-Unis. Même si elles le sont moins en France, on les trouve quand même préconisées dans un certain nombre d'ouvrages, notamment Le sommeil, le rêve et l' enfant, de Marie Thirion et Marie-Josephe Challamel. Signalons que 1'ouvrage de Richard Ferber a été publié en franc,ais en 1990 (Protégez le sommeil de votre enfant, ESF éditeur).
Voici donc le point tie vue très polémique de Robert Wright sur le sujet, point de vue qui rejoint ce que dit LLL depuis toujours (même si nous ne pensons pas que le "lit familial" soit la seule et unique option possible, valable pour toutes les familles).
N'hésitez pas a nous écrire ce que vous pensez vous-même sur le sujet.
Point de vue de Robert Wright
Travaux de McKenna
Chaque nuit, des milliers de parents, obéissent aux conseils courants en matière de puériculture, procèdent à un rituel assez terrifiant. Ils posent leur bébé âgé de quelques mois dans son berceau, quittent la pièce puis s'appliquent à ignorer ses pleurs. Ceux-ci peuvent durer vingt à trente minutes avant qu'un des parents soit autorisé à retourner le voir. II peut alors donner de petites tapes à l'enfant mais sans le prendre dans les bras, puis doit rapidement quitter à nouveau la pièce, après quoi généralement les pleurs reprennent. Au bout d'un certain temps, le sommeil finit par venir, mais le rituel se répète à chaque réveil de l'enfant tout au long de la nuit.
Les choses se passent de la même façon la nuit suivante, sauf que les parents doivent attendre cinq minutes de plus avant le tapotage autorisé. Cela dure une semaine, deux semaines, voire même un mois. Si tout va bien, le jour arrive enfin ou l'enfant s'endort sans faire d'histoires et "fait ses nuits" sans se réveiller. Pour Papa et Maman, c'est la fête.
Cela s'appelle "ferbériser" un enfant, du nom de Richard Ferber, le spécialiste américain bien connu du sommeil des bébés. Beaucoup de parents trouvent ses conseils de dressage très durs, mais ils persistent à les suivre car on les a convaincus de leur innocuité. Ferber fait passer ce rituel pour une progression naturelle de l'enfant vers 1'autonomie. Ce qui, à une oreille non avertie, évoque les pleurs désespérés d'un bébé se sentant abandonné, est décrit par Ferber comme "l'apprentissage de nouvelles associations d'idées". Je dois maintenant vous avouer quelque chose : ma femme et moi sommes des "ferberiseurs" ratés. Lorsque notre première fille s'est révélée capable de pleurer pendant 45 minutes d'affilée, nous avons craqué et 1'avons laissée dormir dans notre lit. A la naissance de notre seconde fille, nous n'avons même pas pris la peine d'installer le berceau. Qu'est-ce qui nous a donne l'audace d'aller à l'encontre du courant dominant en matière de puériculture ? Tout simplement le darwinisme. Pour notre espèce, la chose naturelle semble être que les enfants dorment près de leur mère pendant leurs premières années. C'est en tout cas la norme dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs. Les mères y endorment leurs enfants au sein, et les allaitent à la demande pendant la nuit. Quand le bébé crie, la mère le met au sein automatiquement, souvent sans même se réveiller vraiment (et le père, je peux en témoigner personnellement, ne se réveille pas du tout).
Dire que la "ferberisation" est anti-naturelle ne signifie pas nécessairement qu'elle soit mauvaise. Si des parents trouvent que cela vaut la peine de s'embêter ainsi, libre à eux. Le problème avec Ferber, c'est qu'il présente son "régime" non pas seulement comme un choix possible, mais comme un devoir parental. II affirme que les enfants ont besoin de dormir seuls. "Même si vous et votre enfant semblez heureux de partager votre lit la nuit", écrit-il, "et même s'il semble bien y dormir, à long terme cette habitude se révèlera probablement nocive et pour lui et pour vous". Apprendre à dormir seul, dit Ferber, permet à l'enfant de "se percevoir comme un individu autonome". Je m'interroge : comment un bébé peut-il développer un solide sens de son autonomie en restant confine dans un petit box à barreaux et en étant privé de tout moyen d'influer sur son environnement ?
(...) Ferber et les autres experts font des suppositions sur ce qui se passe dans la tête de 1'enfant. Selon eux, si vous laissez un bambin dormir entre vous et votre conjoint, "vous séparant en quelque sorte, il peut se sentir trop puissant et en être troublé". OK, c'est possible, j'imagine. Ou bien il peut tout simplement se sentir à l'aise. Difficile à dire (bien qu'à 1'évidence, il ait 1'air de se sentir plutôt à l’aise…).
(...) Selon Ferber, 1'ennui, quand on laisse un enfant qui a peur de dormir seul venir dans son lit, c'est qu'"on ne résoud pas vraiment le problème. II doit bien y avoir une raison à ses craintes". Certes, certes, il doit y avoir une raison. En voici une, selon moi : peut-être bien que le cerveau des bébés a été façonné par des millions d'années de sélection naturelle ou les mères dormaient avec leurs bébés. Peut-être bien qu'autrefois, si un bébé se retrouvait tout seul la nuit, c'était souvent très mauvais signe (la mère avait pu être dévorée par une bête sauvage, par exemple). Peut-être bien que le cerveau des tout-petits est programme pour réagir à cette situation en hurlant, de sorte que toute personne proche l'entende et puisse le trouver. Bref, peut-être bien que si les enfants laissés seuls semblent terrifiés, c'est tout simplement parce qu'ils sont naturellement terrifiés. C’est juste une hypothèse...
(...) Ajoutons que s'il est probable que la plupart sinon tous les avantages de 1'allaitement maternel peuvent être obtenus avec des tétées uniquement diurnes, nous ne savons pas si un intervalle de onze heures sans tétées n'est pas nocif. Nous savons qu'un tel intervalle n'est sûrement pas ce qu'a prévu la nature pour un bébé de 5 mois - du moins si l'on en juge par ce qui se passe dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs ; ou par la composition du lait de femme, plutôt peu concentré et aqueux, typique d'une espèce qui allaite ses petits à intervalles rapprochés ; ou par les mères : arrêter brutalement d'allaiter la nuit se traduit souvent par un engorgement sévère, voire par une infection du sein (...)
L'anthropologue James J. McKenna et son équipe (Sleep Disorders Laboratory, University of California, Irvine, Medical Center) étudient depuis plusieurs années dans leur laboratoire le sommeil des mères et des bébés, selon qu'il s'agit de sommeil partagé ou séparé. Voici ce qu'il a à dire sur le sujet.
Le tout-petit qui dort près de sa mère trouve protection, chaleur et réconfort et absorbe le lait maternel selon des modalités naturelles. Cette façon de dormir permet à la mère (et au père) de réagir rapidement si 1'enfant pleure, s'il s'étouffe ou encore s'il a besoin qu'on lui dégage les voies nasales, qu'on le rafraîchisse, qu'on le caresse, qu'on le berce ou qu'on le prenne dans les bras. Cela contribue à régulariser la respiration de 1'enfant, son sommeil, ses modes d'éveil, son rythme cardiaque et sa température. (...) Des études sur le sommeil en laboratoire ont montre que lorsque les tout-petits partageaient le lit de leur mère au lieu de dormir tout seuls, ils prenaient presque deux fois plus le sein et la durée totale de 1'allaitement pendant la nuit était multipliée par trois. Les enfants pleuraient beaucoup moins lorsqu'ils dormaient près de leur mère et ils étaient moins souvent éveillés. Nous pensons que plus les enfants prennent le sein souvent, moins ils sont exposes au risque de mort subite du nourrisson.
Les études scientifiques que nous avons faites sur les mères et les enfants qui dorment ensemble ont révélé une imbrication extrêmement étroite des aspects physiologiques et sociaux de la relation mère-enfant.
Les travaux de McKenna et son equipe ont été publiés dans diverses revues : Early Human Development, Acta Paediatr, Sleep, Breastfeeding Abstracts, Children's Environments, Rappelons que 1'ouvrage du Dr Sears, Etre parents le jour... et la nuit aussi, développe la même problématique (en vente à la boutique).
Paru dans Santé du monde, mars-avril 1996.
Il ya ce lien aussi, avec tout plein d'études à l'appui!
http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-Hors-serie-sur-la-JIA-2005-Des-bebes-de-lage-de-pierre-a-lepoque-de-la-conquete-spatiale.html
http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-Hors-serie-sur-la-JIA-2005-Des-bebes-de-lage-de-pierre-a-lepoque-de-la-conquete-spatiale.html
Bonjour,
Et lui, c'est quoi ses arguments ? Peut-il te démontrer, études scientifiques à l'appui, que laisser pleurer ta fille est bon pour elle ? Je dis bien pour elle et pas pour lui ou pour l'opinion de l'entourage sur les "mauvaises habitudes".
Sinon, parce que les textes de LLL paraissent parfois pour les papas être des délires d'illuminés, il y a des livres, dans ma section "Education et maternage". Et un autre que j'ai oublié mais que je devrais ajouter : "Un enfant heureux" de Margot Sunderland, sous-titré "Faites des choix éducatifs avertis grâce aux récentes découvertes scientifiques". Ce livre présentent des études qui ont découverts des dommages cérébraux chez des bébés qu'on avait laisser pleurer.
Et lui, c'est quoi ses arguments ? Peut-il te démontrer, études scientifiques à l'appui, que laisser pleurer ta fille est bon pour elle ? Je dis bien pour elle et pas pour lui ou pour l'opinion de l'entourage sur les "mauvaises habitudes".
Sinon, parce que les textes de LLL paraissent parfois pour les papas être des délires d'illuminés, il y a des livres, dans ma section "Education et maternage". Et un autre que j'ai oublié mais que je devrais ajouter : "Un enfant heureux" de Margot Sunderland, sous-titré "Faites des choix éducatifs avertis grâce aux récentes découvertes scientifiques". Ce livre présentent des études qui ont découverts des dommages cérébraux chez des bébés qu'on avait laisser pleurer.
merci Zoé, et Shadow, mon homme part du principe que ce sont des caprices, dont il faut la laisser pleurer pour pas qu'elle ait le dernier mot, et ca ne peut pas lui faire de mal. mais moi je ne peux pas. dur de ne pas être soutenue quand même.
mais je vais tout imprimer et lui faire lire. je vais regarder ces bouquins aussi.
merci à toutes.
mais je vais tout imprimer et lui faire lire. je vais regarder ces bouquins aussi.
merci à toutes.
Un bébé ne fait pas de caprices ! Je ne comprends comment on peut croire encore à des inepties pareilles en 2009. On est au 21ème siècle, nom d'une poëlle en bois.
Il y a pourtant un argument tout simple : elle ne peut pas parler. Elle pleure parce que c'est son seul mode de communication. Elle pleure parce qu'elle a quelque chose à dire. Je sais pas, moi, dis-lui de s'imaginer dans une situation de détresse, pas forcément très grave, un truc genre il est en panne avec sa voiture au bord de la route. Est-ce que ça lui plairait que le dépanneur qu'il appelle lui réponde qu'il fait un caprice ?
Je suis désolée mais ça m'énerve ces trucs-là. C'est dommage parce que j'avais un superbe texte sur le sujet, écrit du point de vue du bébé que l'on laisse pleurer et qui exprime bien toute la détresse que peut ressentir un tout petit que l'on laisse s'époumonner. Je ne l'ai plus, ce texte, il faudrait que je le retrouve.
Il y a pourtant un argument tout simple : elle ne peut pas parler. Elle pleure parce que c'est son seul mode de communication. Elle pleure parce qu'elle a quelque chose à dire. Je sais pas, moi, dis-lui de s'imaginer dans une situation de détresse, pas forcément très grave, un truc genre il est en panne avec sa voiture au bord de la route. Est-ce que ça lui plairait que le dépanneur qu'il appelle lui réponde qu'il fait un caprice ?
Je suis désolée mais ça m'énerve ces trucs-là. C'est dommage parce que j'avais un superbe texte sur le sujet, écrit du point de vue du bébé que l'on laisse pleurer et qui exprime bien toute la détresse que peut ressentir un tout petit que l'on laisse s'époumonner. Je ne l'ai plus, ce texte, il faudrait que je le retrouve.
J'ai retrouvé le texte, il a été écrit par Françoise Jeurissen, maman de 4 ans. Le voici :
Citation:
Citation:
Il est étendu là depuis des siècles, des millénaires, à attendre qu'on vienne le délivrer.
Il ne sait pas - pourrait-il le savoir ? - quelle est la pire souffrance. La faim ? La peur ? La solitude ? Le froid ? L'impuissance ? Tout se confond sous le linceul glacé d'une indicible et abyssale angoisse. Angoisse de mort. Mais qu'est-ce que la mort ? Il n'en sait rien. Mais il le pressent dans ce morceau de lui qui remonte à la nuit des temps. Angoisse de finir là, d'y rester pour toujours, incapable de se mouvoir. Sa vie se diluant dans une éternité de douleur toujours reconduite. Son coeur, son ventre, son cerveau éclatant sous la cruelle et colossale violence des émotions ressenties, s'éparpillant dans ce vide, chavirant dans ce rien.
Parfois il crie, il hurle comme un damné, pendant des heures et des vies entières. Pour rien, ou pour s'entendre vivre encore un peu. Même plus pour obtenir la douceur et la lumière, puisqu'il peut mourir tellement de fois au fond de son âme avant qu'elles ne reviennent. Puisqu'à chaque fois il oublie qu'elles peuvent exister. Et puis vient le moment où, exténué, il ne peut plus que gémir spasmodiquement, sur une seule note faible et lancinante. Et la mélopée impuissante et désespérée finit par cesser de transpercer le silence épais de l'indifférence qui l'entoure. Ensuite il s'arrête, éperdu de douleur, la gorge incendiée, les yeux brûlants de sel, la poitrine hoquetante, la tête bourdonnante.Et l'instant se suspend, et l'espace se dilate et se resserre autour de lui, la terreur monstrueuse hésite à refluer enfin.
Voilà que, du fond de son puits de souffrance, lui parviennent des bruits lointains. Des bruits joyeux, des bruits vivants, qui réveillent en lui l'écho d'une autre époque. Des bruits chauds et bons, qui le font redoubler d'appels éperdus, malgré les brûlures de son corps épuisé. Parce que ces bruits ont soufflé sur l'espoir qui survit au fond de son âme, et l'ont ranimé un instant. Mais, à bout de force, il consent à se taire enfin, figé dans la désespérance.Pour finir par sombrer, vidé, dans un sommeil hors du temps, dans un coma libérateur.
Et là il peut replonger avec délices dans le souvenir des moments meilleurs. Il se souvient alors du chaud, du doux, du mou, de la félicité de son corps et de son âme, aux besoins tellement comblés qu'ils en étaient absents, de l'éternité bercée dans un océan de chaleur enveloppante, rythmée par le battement assourdi et rassurant du cour du monde. C'était une autre vie, un autre temps. Avant le cataclysme, avant le purgatoire. Il s'éveille à nouveau, se tord de souffrance, pulse de mille hurlements dévastateurs, explose en mille fêlures. Il se déchire, sent son corps et son esprit éclater un morceaux épars, impossible à rassembler. Il n'est plus un. Il n'a plus d'humanité. Son cerveau
trop meurtri va sombrer. Il n'est plus que douleurs et suppliques.
Et puis brusquement s'ouvre un pan de ciel, sur la lumière et la vie.
Soudain cesse pour un instant la torture, soudain s'illumine la nuit du grand silence de glace.
Soudain des mains le soulèvent, le caressent, le réchauffent. Un liquide chaud et revigorant lui inonde les lèvres, et puis la gorge, et puis le ventre. Il peut se laisser aller à la volupté des goulées qui le revivifient, le ressuscitent. La tendresse le submerge, son corps écartelé est enfin touché, reconstruit . il s'éclaire. Il redevient un. Il vibre à nouveau au son de la pulsation familière du cour du monde. Il se laisse caresser par sa voix, qui lui murmure des mots qui lui rendent la vie et la dignité. Il jouit et se berce sans retenue à cette voix aimée. Il est plein, il est rond, il est vivant autant qu'on peut l'être, il est confiance absolue.Il a déjà oublié la souffrance et l'angoisse. Déjà oublié la solitude et le vide.Il vit l'instant présent, aussi voluptueusement heureux qu'on peut l'être.
Et il ignore, heureusement, l'éternel recommencement de ce jeu cruel.
.- " Et alors, ça va mieux maintenant, il est moins difficile ? "
- " Oui, j'ai suivi tes conseils, et il s'arrête de plus en plus vite de pleurer maintenant . je crois qu'il a compris "
- " Je te l'avais bien dit. C'est comme ça avec les bébés. Si tu cèdes à tous leurs caprices, tu n'en finis jamais. Il est capable de savoir que tu as besoin de temps pour toi et qu'il doit devenir
autonome. "
- " Tu as raison. Après tout, il ne manque de rien dans son petit lit .
Il ne sait pas - pourrait-il le savoir ? - quelle est la pire souffrance. La faim ? La peur ? La solitude ? Le froid ? L'impuissance ? Tout se confond sous le linceul glacé d'une indicible et abyssale angoisse. Angoisse de mort. Mais qu'est-ce que la mort ? Il n'en sait rien. Mais il le pressent dans ce morceau de lui qui remonte à la nuit des temps. Angoisse de finir là, d'y rester pour toujours, incapable de se mouvoir. Sa vie se diluant dans une éternité de douleur toujours reconduite. Son coeur, son ventre, son cerveau éclatant sous la cruelle et colossale violence des émotions ressenties, s'éparpillant dans ce vide, chavirant dans ce rien.
Parfois il crie, il hurle comme un damné, pendant des heures et des vies entières. Pour rien, ou pour s'entendre vivre encore un peu. Même plus pour obtenir la douceur et la lumière, puisqu'il peut mourir tellement de fois au fond de son âme avant qu'elles ne reviennent. Puisqu'à chaque fois il oublie qu'elles peuvent exister. Et puis vient le moment où, exténué, il ne peut plus que gémir spasmodiquement, sur une seule note faible et lancinante. Et la mélopée impuissante et désespérée finit par cesser de transpercer le silence épais de l'indifférence qui l'entoure. Ensuite il s'arrête, éperdu de douleur, la gorge incendiée, les yeux brûlants de sel, la poitrine hoquetante, la tête bourdonnante.Et l'instant se suspend, et l'espace se dilate et se resserre autour de lui, la terreur monstrueuse hésite à refluer enfin.
Voilà que, du fond de son puits de souffrance, lui parviennent des bruits lointains. Des bruits joyeux, des bruits vivants, qui réveillent en lui l'écho d'une autre époque. Des bruits chauds et bons, qui le font redoubler d'appels éperdus, malgré les brûlures de son corps épuisé. Parce que ces bruits ont soufflé sur l'espoir qui survit au fond de son âme, et l'ont ranimé un instant. Mais, à bout de force, il consent à se taire enfin, figé dans la désespérance.Pour finir par sombrer, vidé, dans un sommeil hors du temps, dans un coma libérateur.
Et là il peut replonger avec délices dans le souvenir des moments meilleurs. Il se souvient alors du chaud, du doux, du mou, de la félicité de son corps et de son âme, aux besoins tellement comblés qu'ils en étaient absents, de l'éternité bercée dans un océan de chaleur enveloppante, rythmée par le battement assourdi et rassurant du cour du monde. C'était une autre vie, un autre temps. Avant le cataclysme, avant le purgatoire. Il s'éveille à nouveau, se tord de souffrance, pulse de mille hurlements dévastateurs, explose en mille fêlures. Il se déchire, sent son corps et son esprit éclater un morceaux épars, impossible à rassembler. Il n'est plus un. Il n'a plus d'humanité. Son cerveau
trop meurtri va sombrer. Il n'est plus que douleurs et suppliques.
Et puis brusquement s'ouvre un pan de ciel, sur la lumière et la vie.
Soudain cesse pour un instant la torture, soudain s'illumine la nuit du grand silence de glace.
Soudain des mains le soulèvent, le caressent, le réchauffent. Un liquide chaud et revigorant lui inonde les lèvres, et puis la gorge, et puis le ventre. Il peut se laisser aller à la volupté des goulées qui le revivifient, le ressuscitent. La tendresse le submerge, son corps écartelé est enfin touché, reconstruit . il s'éclaire. Il redevient un. Il vibre à nouveau au son de la pulsation familière du cour du monde. Il se laisse caresser par sa voix, qui lui murmure des mots qui lui rendent la vie et la dignité. Il jouit et se berce sans retenue à cette voix aimée. Il est plein, il est rond, il est vivant autant qu'on peut l'être, il est confiance absolue.Il a déjà oublié la souffrance et l'angoisse. Déjà oublié la solitude et le vide.Il vit l'instant présent, aussi voluptueusement heureux qu'on peut l'être.
Et il ignore, heureusement, l'éternel recommencement de ce jeu cruel.
.- " Et alors, ça va mieux maintenant, il est moins difficile ? "
- " Oui, j'ai suivi tes conseils, et il s'arrête de plus en plus vite de pleurer maintenant . je crois qu'il a compris "
- " Je te l'avais bien dit. C'est comme ça avec les bébés. Si tu cèdes à tous leurs caprices, tu n'en finis jamais. Il est capable de savoir que tu as besoin de temps pour toi et qu'il doit devenir
autonome. "
- " Tu as raison. Après tout, il ne manque de rien dans son petit lit .
Pfff... oui ça calme je vais le faire lire aux "gentilles amies/tantes etc. qui me conseillent de ne pas tout lui passer et que j'en fais un "accro"...
J'en fais un accro à la confiance et à l'amour, NA !
Merci Shadow
J'en fais un accro à la confiance et à l'amour, NA !
Merci Shadow
Kass31 tu as les réponses en toi! tu peux dire à ton mari que les mamans qui ont "cédé aux caprices" (pour reprendre son expression!) de leur bébé en ont souvent fait des adultes confiants en eux, empathiques et respectueux d'autrui.
quel texte, j'en ai les larmes aux yeux.
dès qu'il rentre du boulot je lui fais lire, et s'il n'est pas touché pas ces mots...
merci Shadow.
en tout cas perso, ça me conforte encore plus dans mes idées, impossible pour moi de la laisser pleurer, même si c'est dur, fatiguant, ennervant de marcher toute une nuit.
dès qu'il rentre du boulot je lui fais lire, et s'il n'est pas touché pas ces mots...
merci Shadow.
en tout cas perso, ça me conforte encore plus dans mes idées, impossible pour moi de la laisser pleurer, même si c'est dur, fatiguant, ennervant de marcher toute une nuit.
je rajoute encore un livre pour ton mari :
"Oui, la nature humaine est bonne" , Olivier Maurel;
si on l'a laissé pleurer quand il était petit, il va répoduire ce comportement; pour lui "c'est bien" ;
c'est dur à renoncer à ce qu'on nous a "appris" ; je me vois moi.... :o(
"Oui, la nature humaine est bonne" , Olivier Maurel;
si on l'a laissé pleurer quand il était petit, il va répoduire ce comportement; pour lui "c'est bien" ;
c'est dur à renoncer à ce qu'on nous a "appris" ; je me vois moi.... :o(
merci pour le livre Vaslui.
à vrai dire, je ne sais pas si on l'a laissé pleurer quand il était petit, ce que je sais c'est qu'il choisit surtout la facilité...
à vrai dire, je ne sais pas si on l'a laissé pleurer quand il était petit, ce que je sais c'est qu'il choisit surtout la facilité...
• Education sans violence, instruction alternatives, etc.. » Laisser pleurer bébé quelles conséquences
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